Histoire-Origines
L’origine du Pancrace se perd dans la nuit des temps pour apparaître brusquement en 708 avant JC. A Olympie où il est fait mention du premier Champion Olympique de Pancrace, un certain Lygdamus, mais il semblerait qu’il soit antérieur à cette époque car si les Jeux Olympiques furent institués en 776 avant J.C., les diverses compétitions sportives existaient déjà à l’époque de la guerre de Troie (2ème millénaire avant J.C. comme en atteste Homère). Faut-il donc rechercher l’origine du Pancrace dans la civilisation mycénienne, ionienne, minoenne ou pourquoi pas égyptienne (2600 av. J.-C.) lorsque l’on sait que l’une des formes de la Lutte égyptienne ressemblait étrangement au Pancrace Grec ? Héraclès (Hercule) était lui-même considéré par les Grecs comme le premier pangratiaste. Le nom de Pancrace, qui est composé de deux mots grecs : « Pan » qui signifie « Tout » et « Kratos » qui veut dire « Force » a souvent été interprété comme « la force permet tout ». En fait, il doit être compris comme « la force du tout », marquant la force de l’ensemble des techniques du Pancrace. Alors que dans la Lutte il n’était pas permis de jouer des poings, ni dans le Pugilat de se projeter, le Pancrace, quant à lui, offrait toutes les ressources et les ruses du Pugilat et de la Lutte. On pouvait même continuer le combat à terre, jusqu’à ce que mort s’ensuive pour l’un des deux lutteurs.Tant qu’ils pouvaient se maintenir debout, leur grande affaire était de frapper des coups terribles. En revanche, une fois les lutteurs à terre, le combat, changeant de caractère, devenait une lutte acharnée en corps à corps où, roulant sur le sable ou dans la boue, les deux adversaires se saisissaient sans cesser de se porter des coups violents, chacun d’eux s’évertuant à réduire l’autre à l’impuissance et lui arracher l’aveu de sa défaite. L’art du Pancrace, quoique populaire, était très secret dans sa technique et chaque école, chaque famille détentrice de ce savoir, le protégeait au mieux, si bien qu’il finit par disparaître complètement des pays qui l’avaient vu naître. Le corps entièrement nu saupoudré de sable très fin, les cheveux longs ramenés en arrière et attachés sur l’occiput en chignon, le pangratiaste descendait dans l’arène les bras en position haute et dirigés vers l’avant, pour garantir sa tête et son visage. Ils gardaient leurs doigts recourbés à mi-chemin entre main ouverte et poing fermé, ce qui avait comme double avantage d’être plus rapide à la saisie comme à la frappe. La terre fraîchement remuée était aspergée d’eau et les pangratiastes devaient combattre jusqu’à épuisement total. Seul le coucher du soleil, l’abandon ou la mort de l’un des deux lutteurs mettait fin à l’assaut.
- Le combat de corps à corps et de projections
- Le combat au sol
Le répertoire de cette discipline est bien sûr très riche et des situations que l'on ne trouve nul part ailleurs peuvent être abordées(affrontement d'un combattant debout et d' un combattant au sol)
Le port de protection,l'acquisition d'habilités techniques(comment se protéger,apprendre à chuter...) et la progressivité de l''apprentissage permet à tous de pratiquer en sécurité cette forme de combat très complète.